Contribution
Bacary Coly
L’Energie au Sénégal : les chiffres clés
Avec de faibles ressources énergétiques dans son sous-sol, la situation énergétique du Sénégal est caractérisée par une consommation faible 0.19 tonne équivalent pétrole (Tep) par habitant (0.4Tep au Maroc). Ce qui n’empêche pas une forte dépendance énergétique.
La demande intérieure est d’environ 2 millions de tonnes équivalent pétrole (2MTep) par an. Le Sénégal n’en produit que 357000 tonnes équivalent pétrole (0.357MTep) dont 96% de résidus agricoles et importe 1,837 millions de tonnes équivalent pétrole.
Aussi, la facture énergétique a augmenté de 24% en volume et de 78% en prix entre 2000 et 2005. En effet, en 2000 les importations de produits pétroliers étaient de 184 milliards de FCAF et en 2005, elles sont de 327 milliards de FCFA.
Toujours en 2005, les approvisionnements en produits pétroliers absorbent 42% de la valeur financière issue des exportations. Ainsi, cette forte dépendance énergétique accroît le déficit de la balance commercial et handicape la croissance.
Avec un poids respectif de 46% et de 40% des consommations d’énergies du pays, le secteur résidentiel et le transport sont les deux principaux postes de destination de l’offre d’énergie du Sénégal. Cependant, le mix énergétique à destination du secteur résidentiel est essentiellement issu des résidus agricoles et forestiers, la quasi totalité des produits pétroliers étant à destination du transport. On peut en conclure que le transport est le secteur critique des dépenses énergétiques. Le secteur résidentiel pouvant être considéré comme un secteur à risque environnemental accru : Désertification.
Diagnostic synthétique des atouts et faiblesses du Sénégal pour la production d’énergies
Les Forces
• Besoin d’énergies faible,
• Demande d’énergies faible,
• Source d’énergies renouvelables en abondance : Soleil,
Les faiblesses
• Gisement de ressources fossiles trop peu abondantes,
• Infrastructures de production d’énergies trop vétustes,
• Absence de politique énergétique pour le secteur résidentiel (électricité et énergie de cuisson),
• Absence de filière de recherche dynamique dans le domaine des technologies solaires,
• Faiblesses des moyens financiers,
• Manque d’aménagement du territoire conforme au déplacement économe en énergie,
• Absence de législation concernant les performances environnementales des véhicules,
• Absence de transports en communs performants (trains, bateaux…),
• Mix énergétique peu diversifié et très faible utilisation de l’hydraulique,
Opportunités
• Arrivée à maturité des technologies de valorisation de l’énergie solaire,
• Possibilité de lever des fonds grâce aux mécanismes de développement propres prévus par KYOTO, aux mécanismes de mises en œuvre communs du plan climat de l’UE et aux fonds de compensation d’émissions de CO2,
• Possibilité de lever des fonds grâce aux bourses carbones,
• Possibilité de profiter des transfères de technologies prévus par KYOTO,
Menaces
• Raréfaction des ressources fossiles,
• Désertification,
• Hausse exponentielle des prix des énergies fossiles,
• Contexte économique mondial morose,
• Contexte politique mondiale conflictuel,
Les propositions à approfondir :
Proposition 1 : Dynamisation de la filière de transport en calèche dans les villes moyennes du Sénégal.
Si ce n’est pas une action du gouvernement, cela peut être l’action d’une ONG de la diaspora sous la forme d’un fond de crédit et un appel au fond de compensation Carbonne.
Proposition 2 : Introduction du Vélo à Dakar, avec comme cible principale les étudiants et élèves.
Proposition 3 : Création d’une fondation concernant l’énergie dans le bâtiment et d’un observatoire des consommations d’énergies dans l’habitat.
Les objectifs de ces propositions sont :
• L’Allégement de la facture énergétique,
• La protection de l’environnement,
• L’émergence de nouvelles filières économiques créatrices d’emplois.
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2 commentaires:
C'est bien de penser à des vélos, mais c'est risquer sa vie dans une ville comme Dakar
1. code de la route, les conducteurs ne connaissent pas
2. la pollution est tellement importante que il est fortement déconseillé de se déplacer en deux roues dans nos villes.
3. Les transpors à traction animale oui dans la campagne, par contre dans les villes c'est tout simplement impossible.
1- Je pense que le jugement ci-dessus est un peu hatif. Le manque de respect du code de la route ne doit pas empêcher de faire des propositions qui vont alléger les budgets transport des dakarois et améliorer l'environnement. Cela n'a rien n'a voir.
2-Qui est ce qui a déconseillé de circuler en vélo à Dakar? N'est t'il pas plus nocif de respirer la pollution dans un endroit confiné comme les cars rapides, les bus...
3-Le point trois est tout simplement faux. A saint louis la calêche est très utilisé et donne une image très positive de cette ville.
En fin un peu d'imaginations tous les vélos ne sont pas à deux roues. Des améliorations du confort et de la sécurité sont possibles. D'ailleurs ce sont des techniques matures.
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