lundi 10 novembre 2008
Peut-on recycler les sacs plastiques?
par moulzo Hier à 22:26
Il y a un aspect de notre société qu'on ne prend pas en compte en traitant le sujet " sacs plastiques" qui bien évidemment est un vrai fléau. C'est la vente au détail. En effet, pour conditionner le lait, le sucre, et toutes les denrées alimentaires vendues au détail, il faut des sacs plastiques. L'eau est vendue au détail aux abords des routes et le sac plastique est pour ces personnes le moyen le plus économique de conditionner leurs produits. Que faire alors?
Je ne suis pas adepte de l'interdiction, encore faut-il avoir les moyens de contrôle. Je crois que les flics sénégalais ont d'autres chats à fouetter que de vérifier qui utilise du plastique. Cependant, c'est effectivement une solution même si elle est difficile à mettre en oeuvre. Je vais donc donner quelques idées en vrac en espérant que les compatriotes les approfondissent :
- Créer une société de recyclage du plastique. Cela créera des emplois car on connait "le goorgorlu " sénégalais qui saisie le moindre boulot. Les plastiques ramassés pourront être rachetés au poids. Lavés, classés par couleur, ils pourront être fondus puis transformés en chaises de jardin, pots de fleurs, tables en plastiques etc...Ces produits ont l'avantage d'âtre utile et surtout d'avoir une certaine longévité. On ne les retrouvera pas de sitôt dans la nature.
- Inciter les artistes à créer des oeuvres avec du plastiques pour sensibiliser la population.
- créer des moyens de conditionnement utilisant le papier.
- sensibiliser par la radio la population à récupérer le plastiques trouvé par terre et à le déposer dans des bacs installés aux abords de lieux repérables ( marchés par exemple). La mairie ou la société de recyclage fera régulièrement des tours pour récupérer les plastiques.
- Créer une opération " set setal plastique" ( tous les trois mois) où toute la population ramasse le plastique trouvé près de chez soi
- impliquer les marabouts des mosquées de quartier afin qu'ils en parlent le vendredi après la prière ( why not au moins ce sera pour la bonne cause) ou les prêtres le dimanche à l'église.
moulzo
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mardi 4 novembre 2008
CONTRIBUTION
Néné Sow Camara
QUE FAIRE AVEC LES SACS PLASTIQUES ?
Cette question des sacs plastiques rejoint celle de la gestion des déchets.
Constats et nuisances : Voir les points développés par Cheikh THIAW(LIEN VERS CONTRIBUTION) ;
-Des tonnes de déchets plastiques qui sont brûlées ou éparpillées menacent l’homme, les animaux et l’agriculture
- Dans les campagnes 3O % du bétail meurent en avalant accidentellement du plastique
- Les sachets plastiques qui envahissent imperméabilisent les sols et empêchent l’eau des pluies de s’infiltrer et sont des niches à moustiques,
- etc………..
L’interdiction
Il me semble difficile de ne pas adhérer à l’interdiction à terme des sacs plastiques. Cependant, en amont, il y a un long travail de sensibilisation des populations sur les constats et les nuisances surtout les conséquences sur la santé.
Cette sensibilisation doit comporter plusieurs étapes :
- arrêter la production exige l’implication des industriels. Les responsabiliser financièrement et leur faire prendre la charge. Ceux-ci pourraient envisager d’autres moyens ou la pratique de l’éco-conception ceci dans le cadre de la R.E.P (Responsabilité Elargie du Producteur)
- une campagne de sensibilisation du Public par radio, T.V et autres formes d’animations locales sur les risques et les danger des déchets plastiques et leur présenter le concept du recyclage et ses avantages.
- Spot publicitaire en direction de tous et surtout des producteurs et des intermédiaires
Les taxations comme moyens dissuasifs
La taxation sur les sacs en amont au niveau du producteur, tarification ou recommandation incitative au niveau des consommateurs : Exemple amener son contenant ou acheter un contenant à bas prix à condition de le présenter au prochain achat. A elles seules ces taxations ne suffisent pas à enrayer la situation
Des solutions et des initiatives communautaires et des projets pouvant créer des emplois. L’exemple du BURKINA FASO depuis 2OO3 a permis à des femmes d’avoir des revenus mensuels avoisinant 50 Euros soit environ 32.000 Fcfa
Des déchet constitués de sacs plastiques, de polypropylène (plastiques durs, anciens seaux, bouilloires , bassines) sont collectés auprès des populations à 50 Fcfa. Cette collecte confiée à des femmes qui doivent fournir 15O à 17O kg par mois.
Un centre de point de stockage, de valorisation et de traitement a été construit.
IL PARAIT QU’UN CENTRE SIMILAIRE A ETE MIS EN PLACE AU SENEGAL en 2OO4
Après traitement sous forme de granulés par les industriels de plastique au Niger, ces déchets recyclés serviront à la fabrication de moustiquaires et d’autres objets comme des planches, des armoires et des meubles non polluants.
Ce projet au Burkina Faso soutenu par l’Association Internationale des Volontaires Laïcs (AIVL) a été tellement convaincant qu’en 2OO3, le Marché du développement a récompensé M. MICCONI d’un prix de 148.4OO dollars qui lui a permis de démarrer les travaux immédiatement.
Les marchés et les alentours
Ces lieux constituent les premiers endroits de test et de sensibilisation. Sa gestion incombe aux MUNICIPALITES. Il devient urgent que celles-ci assument leurs responsabilités ou en délèguent la gestion à des associations ou entreprises. Celles-ci auront une mission spécifique avec un cahier de charges.
Les résultats obtenus au Burkina Faso. En réunissant les secteurs public et privé dans une initiative commune, il y a eu une amélioration du service à la population en même temps un développement des emplois. Grâce à un programme de coopération décentralisée en Afrique de l’Ouest , le gouvernement Italien a aussi décidé d’offrir une assistance technique et financière supplémentaire.
Aujourd’hui suite à cette expérience, l’état de l’environnement s’est notablement amélioré, la ville et ses environs sont plus propres disent les promoteurs du projet.
En outre, une grande partie de la population locale dispose maintenant de revenus, soit en collectant des déchets plastiques soit en travaillant comme employés à plein temps au centre de recyclage. Nombre d’entre eux figuraient autrefois parmi les plus pauvres des banlieues de Ouagadougou.
En fait, l’Association locale des femmes gère à présent le centre de manière indépendante et a généré environ 35.OOO dollars de revenus pour l’année 2OO6 ; les deux tiers destinés aux salaires et le reste couvrant les coût de maintenance et d’amortissement.
EN CONCLUSION
Un projet sur l’interdiction, la réduction et le recyclage des SACS PLASTIQUES, un projet d’une telle envergure nécessite certes
- des moyens financiers
- des étapes
- mais surtout l’implication des publics consommateurs et producteurs,
- aussi l’APPROCHE CONSCIENTISANTE par l’intérêt collectif et individuel (aspect financier, bien-être sanitaire et cadre de vie)
Cette question très liée à celle de la gestion des déchets mérite qu’on s’attarde aux DECHARGES PUBLIQUES. Elles constituent une menace pour les enfants et l’environnement.
Le cas de la décharge de DANDORA à Nairobi : lieur où des centaines de personnes dont la plupart des enfants y cherchent des choses à revendre voire de la nourriture. On y trouve du plastique aux produits toxiques tels les produits chimiques et les déchets des hôpitaux.
Les décharges engendrent une pollution dramatique en métaux lourds .
Sachez que selon l’OMS, un quart des maladies dans le monde sont liées aux risques de l’environnement
La gestion des déchets et des décharges doit être une des grandes priorités pour LES ASSISES NATIONALES DU SENEGAL.
NOTRE INDIFFERENCE PEUT NOUS ETRE FATALE.
COMPTE RENDU DE LA REUNION DU 16 OCTOBRE 2008
La commission 3 a tenue une réunion téléphonique le Jeudi 16 octobre 2008.
Ont participé: Abdoul Wane; Bacary Coly; Néné Sow; Hawa Timéra, Mansour Guéye; Cheikh Thiaw
Les thémes de cette réunion étaient les suivants:
Environnement et santé public
Sîtes internet recensés parlant de ce théme
Documents à consulter (Nos remerciement à M. Youssoupha Diagne de nous avoir conseillé ce document):
Dossier 3 : Les dimensions humaine et sociale du Développement Durable
http://ecosac.info/spip.php?article93
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_1738_interdiction_sacs_plastiques_Chine.php
Les marchés (communaux, ruraux):
. Comment combattre l'insalubrité régnante dans ces lieux
. Comment garantir un minimum d'hygiène pour les denrées alimentaires vendues dans ces lieux?
. Comment faire respecter la délimitation des marchés afin de préserver la qualité de vie des riverains ?
. Quelles mesures et quelles sanctions pour responsabiliser les mairies ?
Pollution
. Comment lutter contre la pollution et en particulier celui causée par l'automobile
. Relecture et amendement de la contribution de B. Coly portant sur l'énergie au Sénégal.
Les idées qui se sont dégagées:
. Faire Tenir au Sénégal des états généraux de l'hygiène, de la santé publique et de la protection de l'environnement.
Sacs plastiques
. Partant de l'idée contenue dans la contribution de C. Thiaw (http://docs.google.com/Doc?id=dgbxwc88_30dstkxrf4 ) de supprimer à terme les sacs plastiques au Sénégal, des discussions ressorte l'idée de faire le part entre les répercussions socio-économiques d'une interdiction des sacs plastiques, et l'opportunuité réelle de cette suppression. Mais unanimement les participants reconnaissent les effets néfastes des sacs plastiques sur l'environnement.
Il est demandé à chaque membre d'apporter quelques points de vue ( d'une manière brève) sur ce probléme pour faire un consensus et rédiger une proposition finale commune.
Les marchés:
Sîtes internet recensés parlant de ce théme:
http://www.unep.org/health-env/pdfs/TD-Traditional-and-current-risks-FR.pdf
Expériences Mondiales en Amélioration de l’Assainissement et Hygiène
– Riques sanitaires des aliments: dangers chimiques et toxico-infections alimentaires collectives
Risques classiques et modernes pour la santé humaine liés à l’environnement
http://fcorpet.free.fr/Denis/W/Cours06Tiac.pdf
Expériences Mondiales en Amélioration de l’Assainissement et Hygiène
Qu’estce qui marche et où?
http://esa.un.org/iys/docs/Unicef_Progress_FR.pdf
(Nos remerciement à M. Youssoupha Diagne d'avoir conseillé ce document sur le développement durable): document ci-dessous
Dossier 3 : Les dimensions humaine et sociale du Développement Durable A la recherche du développement socialement durable: concepts fondamentaux et principes de base
Pour améliorer l'hygiène:
. Prélevement obligatoire sur les patentes récoltées par les mairies d'une partie destinée à assurer l'entretien et le nettoyage des marchés.
. Aménagement obligatoire de bouches incendies pour la prévention et le nettoyage des marchés
. Amenagements obligatoires d'issues de secours et de contrôle d'accés pompiers. Le dégagement réel de ces zones sera sous la responsabilité direct du comité de gestion du marché.
. Mise en disposition par les mairies à l'intérieur de chaque marché ou à proximité immédiate d'un local pour dispenser des formations en hygiène aux commerçants
. Octroiement obligatoire d'un badge à tous les commerçants (payants des patentes) du marché pour authentification
Ces badges seront éditer par le trésor public. Ceci permettra un contrôle plus strict des recettes engendrées par les patentes et collectées par les municipalités.
. Tout commerçant habilité à vendre dans le marché doit posséder un badge qui l'engage à respecter les normes élémentaires d'hygiène dans ses produits et accepte implicitement d'assister à une formation sur les normes d'hygiènes.
. Instaurer des journées de fermeture totale pour chaque marché pour le nettoyage (un certain nombre de jours dans l'année) de fond en comble du marché.
Avec la participation :
- Les acteurs commerçants du marché rescencés comme tels (souhaitable)
- Les sapeurs pompiers
- Les services d'hygiènes
- Le services de nettoyage de la Mairie où se situe le marché.
- Eventuellement le corps militaire de Génie
Création de «comité de gestion des marchés» .
Son rôle:
- Rédiger une charte pour la gestion et l'hygiène à respecter à l'intérieur et dans les abords immédiats des marchés publiques communaux et ruraux, des aliments vendus dans ces lieux.
- Délimiter définitivement les zones légales d'occupation des marchés (préserver les riverains des nuisances, améliorer la fluidité de la circulation afin de diminuer la pollution automobile due aux débordements.)
- Promouvoir des campagnes de prise de conscience sur l'hygiène afin de conscientiser tous les commerçants au problèmes
- Dispenser des formation en matière d'hygiène pour éviter les risques de maladies
- contrôle et la mise en application des nouvelles dispositions de la charte, le suivi
-Gérer la partie prélever sur les patentes pour assurer l'entretien et l'hygiène dans les marchés
- La rédaction d'une charte pour la gestion,et l'hygiène à l'intérieur et dans les abords immédiats des marchés,des aliments vendus dans ces lieux.
Sa composition:
- Syndicats et associations de commerçants
- L' Etat (Ministère de l'interieur)
- Sapeurs pompiers
- Service d'hygiène
- Associations de riverains
- Municipalités
Financements:
- Budget prélevé sur les patentes récoltées par les mairies
- L'état par l'utilisation des équipements et de la mise en disposition de ressources humaines (Sapeurs pompiers, génie militaire)
Pollution:
La pollution automobile est fortement lié au problème plus général des transports urbains
Les problèmes:
. L'air des zones urbaines est de plus en plus pollué (polluants comme le CO, les NOx, le SO2, le plomb et les matières particulaires)
. L'intensification des embouteillages pose un vaste problèmedans la ville de Dakar et ses environs d'ou les ralentissement et une pollution accentuée
. Inadéquation des infrastructures
. Transports publics de plus en plus lents et de moins en moins fiables
Presque la totalité de parc automobile n'est pas équipé de système antipollution et a plus de 20 ans d'âge.
. Inexistance de contrôle anti-pollution
. L'étalement des villes et l'utilisation de voitures augmentent les émissions de gaz à effet de serre
. Mauvaise gestion de l'espace urbaine
. Développement anarchique du secteur informel
Conséquences
. Developpement exponenciel des maladies respiratoires
. Un taux particulièrement élevé de blessés et de tués, la plupart des victimes étant des piétons et des conducteurs de deux roues.
. Les coûts directs de la pollution atmosphérique urbaine pour la santé deviennent élevés et les prix des soins hors de portée des populations affectés déjà par des difficultés financières.
. L'arnachie régnante, le manque d'organisation, la vétusté, le manque de contrôle des véhicules de transport du secteur informel contribue à l'aggravation de situations qui sont déjà problématiques.
. Les embouteillages dans les grandes zones urbaines,coûtent de plus en plus cher à la société en termes d'heures perdues dans la circulation et d'allongement des temps de déplacement domicile/travail.
Quelques solutions envisageables (Les villes ne devraient pas être conçues pour les voitures mais pour leurs habitants)
- Soutenir le développement économique par des transports publics efficaces et efficients
- Améliorer la qualité de l'air en favorisant des modes moins
polluants
- Améliorer la sécurité des transports par la réservation d'espaces spécifiques et la mise en application de normes.
- Réformer les institutions de transport et renforcer le pouvoir des autorités locales.
- Introduire des normes de dépollution en vue d'infléchir la pollution atmosphérique.
- Organiser les services du secteur informel et coopérer avec celui-ci.
- Faire une moratoire sur la délivrance des licences au secteur informel.
- Tout véhicule habilité à faire du transport de passagers doit apposer une vignette visible portant (habilitation transport de passagers) sur le pare-brise avant. Ce macaron doit indiquer le nombre maximum de passager à transporter et la zone couverte. Ceci pour mieux contrôler l'anarchie régnante et la sécurité.
- Les vignettes seront délivrés par le trésor public.
- Tout véhicule de transport ne peut couvrir au maximum qu'une et une seule zone désigné Afin de mieux organiser la fluidité des transports et infléchir la pollution atmosphérique.
- Interdire les véhicules de transport publics de plus de 10 ans pour encourager le renouvellement du parc par des véhicules plus propres.
- Réduire les embouteillages en préservant la capacité routière et en limitant le stationnement
- Interdire les voitures dans les endroits à forte fréquentation humaine.
- Installer des moyens de mesure de la pollution de l'air et réguler la circulation automobile en conséquence en cas de pics importants de pollution (ex: circulation alternée ou accés interdits dans certaines zones de la ville).
- Améliorer la qualité de l'air en favorisant des modes moins polluants Les voitures et les motos, responsables de la majeure partie des émissions peuvent être remplacées partiellement par des modes plus viables. Parmi les modes plus propres, citons le vélo, la marche et les transports publics avec :
•moteurs au biodiesel ou au diesel propre (bus) et filtre catalytique,
• moteurs au GNC (bus),
• chemin de fer et voies maritimes
Principe du pollueur payeur: (à explorer)
Définition: http://fr.wikipedia.org/wiki/Principe_pollueur-payeur
• Pastille verte pour les véhicules plus propres ?
• Vignette plus chére pour les véhicules plus polluants ?
Contribution developpement durable.
- Pollution visuelle importante : Les choses les plus visibles dans nos villes et campagnes en Afrique sont aujourd'hui, les sacs plastiques. Aucun endroit (pédestre, aérien, maritime) n'est épargné par cette prolifération sauvage de sacs plastiques.
- Ce phénomène affecte l'environnement, nuit à la beauté de non villes et campagnes,
- Donne une mauvaise image pour le tourisme.
- Les sacs plastiques bloquent les tuyaux de canalisation et les égouts ce qui provoque le mauvais drainage des eaux usées et des eaux de pluies.
- Asphyxient les animaux de ferme ainsi que la faune marine
- Empêchent une bonne croissance des végétaux
- Polluent le sol au fur et à mesure qu'ils se décomposent (colorants)
- S’ils sont brûlés, ils dégagent de la dioxine, un gaz néfaste pour la santé.
- Les sacs plastiques abandonnés peuvent se remplir d'eau et offrir un nid idéal aux moustiques vecteurs de malaria
La taxe sur les sachets en plastique pourrait servir de modèle pour des projets similaires pour combattre l’avalanche de déchets menaçant les pays d'Afrique et le monde en développement.
http://ecosac.info/spip.php?article73
Lutte contre les sachets plastique : Un vrai cul-de-sac
http://ecosac.info/spip.php?article97samedi 27 septembre 2008
Aubervilliers, le 20 septembre 2008
Assises Nationales, secteur France
Projet: texte introduction n°4
Commission n°3: Monde rural, Information, Développement durable et Formation
COMPTE RENDU DE REUNION
Dans le cadre des assises nationales du Sénégal, la commission 3 Diaspora (Développement durable, décentralisation, énergie, transport, monde rural) s'est réunie le Samedi 20 septembre 2008.
Etaient présents:
Nafi Bâ
Chérif Tacky
Cheikh Thiaw
Les propositions suivantes sont sorties du débat:
1. Monde rural
1a Faire renaître la radio socio éducative rurale "DISSO"
Le but étant d'enclencher la démocratie participative et favoriser ainsi la reprise de relation et de dialogue entre le monde rural et les autorités.
1b. Imposer dans le même sens des émissions à la télévision nationale où les paysans puissent exprimer leurs préoccupations et les difficultés auxquelles ils sont confrontés.
1c. Institutionnaliser l'intervention des médias (télévision et radios publiques) dans le monde rural du pays
1d. Moyens techniques: Studios ambulants pour sillonner la campagne Sénégalaise.
1 e Financement : Taxe payée par les chaînes de radio et télévision privées, voir les opérateurs de téléphonies mobiles
1f. Une contribution détaillée sera rédigée dans ce sens (Cheikh Thiaw, Chérif Tacky)
2 Pêche
Créer dans les zones côtières des fermes d'aquaculture pour l'élevage de poissons
Le but étant:
- de compenser la perte de revenus des pécheurs. Ces derniers étant confrontés à la ratification du poisson. Phénomènes causés par la surpêche pratiquée par les sociétés de pêches des pays dont l'état a vendu des licences. Le respect des quotas figurant sur les contrats n'étant souvent pas respectés et l'utilisation des filets interdits dans la plupart des pays développés sont monnaie courante.
- de fixer les jeunes tentés par l'immigration clandestine
2.1 Le financement doit se faire:
a) En partie par l'argent provenant de la vente des licences de pêches et une rubrique taxe pour le développement des zones côtières affectées soit bien inscrite dans les contrats
b) Par une contribution de l’Europe (CEE) pour la lutte contre l’immigration clandestine
2.2. Une contribution détaillée sera diffusée (Cheikh Thiaw, Chérif Tacky)
3 Education
3.1 Faire tenir des assises nationales pour la réorganisation de l'enseignement secondaire et universitaire. Le buts escomptés:
- Réadapter les programmes d'études aux besoins du pays.
- Ré axer les programmes d'enseignement pour les besoins réels du pays en termes de développement. Définir des axes prioritaires et définir des programmes spécifiques et ciblés pour le développement du pays. Exemples: renforcer les filières techniques pour la maintenance des infrastructures du pays, qui tombent souvent très vite dans la désuétude fonctionnelle fautes de connaissance et de ressources dans le domaine de la maintenance.
- Faire participer très tôt les étudiants (en cours de scolarité) des filières techniques dans les projets de développement, en leur confiant des projets à caractères publics. Exemples fabrication de containers à déchets, de poubelles pour équiper les villes, des équipements pour la voieries, etc. A la limite de ne pas concurrencer les sociétés privées spécialisées.
- Favoriser l’enseignement par alternance (alterner école et entreprise durant la scolarité)
Une chance pour l’obtention d’un emploi.
- Créer un département hygiènes et santé publique à la hauteur de l'insalubrité qui règne dans nos villes et quartiers (Une contribution détaillée sera diffusée : C. Thiaw)
- Institutionnaliser l'éducation de l'environnement.
4 Agriculture, élevage (contribution détaillée attendue: Nafi Bâ)
4.1. Promouvoir et mettre en pratique la plantation d'arbres à essence adaptée
4.2. Suppression progressive de "eucalyptus" (absence de pâturage sous son couvert)
Mais peut être planté pour assécher des zones insalubres
4.3. Planter en masse des Robiniers (Robinia pseudoacacia ou Faux Acacia) L’arbre est utilisé pour « végétaliser » les sols inertes, grâce à sa résistance au froid et à la sècheresse, et à son pouvoir de fixation de l'azote atmosphérique (propriété commune à toutes les Fabacées). Pouvant remplacer les bois exotiques, il est considéré comme une essence très durable;
4.4 Encourager la création de pépinières villageoises
4.5 Créer des formations à l'agriculture pour des groupements de femmes
4.6 Créer des étangs spéciaux pour la culture de la spiruline (aliment le plus complet de la planète), afin de lutter contre la malnutrition)
4.7 Amélioration des races de bétails (croisement) pour la production (viandes, lait, oeufs etc.)
4.8 Création de poulaillers collectifs (dans les écoles, les villages)
5 Emploi.
Mener une politique ambitieuse pour l’emploi des jeunes
- Créer une ANPE à la Sénégalaise mais digne de ce nom pour aiguillonner les jeunes à la recherche d’un emploi. Cet organisme pouvant aussi proposer des formations de qualification aux jeunes aux chômage (soudure, BTP, plomberie, mécanique etc.)
- Création de centre de formations dépendant de l’ANPE pour des formations dans les métiers techniques.
- Accorder des subventions aux entreprises qui recrutent (emploi jeune avec un contrat à durée préablement déterminée). Mais avec des garanties fermes entre l’état et les entreprises. Tout manquement au respect du contrat, oblige l’entreprise à rembourser les subventions déjà encaissées
- Accorder des subventions à des associations pour l’insertion des jeunes (vergers, élevage, pêches etc.)
- Financement
1. Budget de l’état
2. Taxation des entreprises pour l’effort nationale pour l’emploi des jeunes
3. Subventions Européennes et internationales
4. Exploiter d’autres pistes
6. Retraites
- Obliger les entreprises privées à cotiser pour tout embauche, même temporaire.
- Mettre en place une structure de contrôle à la hauteur de ce non droit qui affecte les jeunes sur les chantiers et les entreprises de productions.
- Revaloriser les retraites qui ne permettent pas de vivre décemment.
vendredi 12 septembre 2008
Contribution: L'énergie au Sénégal
Bacary Coly
L’Energie au Sénégal : les chiffres clés
Avec de faibles ressources énergétiques dans son sous-sol, la situation énergétique du Sénégal est caractérisée par une consommation faible 0.19 tonne équivalent pétrole (Tep) par habitant (0.4Tep au Maroc). Ce qui n’empêche pas une forte dépendance énergétique.
La demande intérieure est d’environ 2 millions de tonnes équivalent pétrole (2MTep) par an. Le Sénégal n’en produit que 357000 tonnes équivalent pétrole (0.357MTep) dont 96% de résidus agricoles et importe 1,837 millions de tonnes équivalent pétrole.
Aussi, la facture énergétique a augmenté de 24% en volume et de 78% en prix entre 2000 et 2005. En effet, en 2000 les importations de produits pétroliers étaient de 184 milliards de FCAF et en 2005, elles sont de 327 milliards de FCFA.
Toujours en 2005, les approvisionnements en produits pétroliers absorbent 42% de la valeur financière issue des exportations. Ainsi, cette forte dépendance énergétique accroît le déficit de la balance commercial et handicape la croissance.
Avec un poids respectif de 46% et de 40% des consommations d’énergies du pays, le secteur résidentiel et le transport sont les deux principaux postes de destination de l’offre d’énergie du Sénégal. Cependant, le mix énergétique à destination du secteur résidentiel est essentiellement issu des résidus agricoles et forestiers, la quasi totalité des produits pétroliers étant à destination du transport. On peut en conclure que le transport est le secteur critique des dépenses énergétiques. Le secteur résidentiel pouvant être considéré comme un secteur à risque environnemental accru : Désertification.
Diagnostic synthétique des atouts et faiblesses du Sénégal pour la production d’énergies
Les Forces
• Besoin d’énergies faible,
• Demande d’énergies faible,
• Source d’énergies renouvelables en abondance : Soleil,
Les faiblesses
• Gisement de ressources fossiles trop peu abondantes,
• Infrastructures de production d’énergies trop vétustes,
• Absence de politique énergétique pour le secteur résidentiel (électricité et énergie de cuisson),
• Absence de filière de recherche dynamique dans le domaine des technologies solaires,
• Faiblesses des moyens financiers,
• Manque d’aménagement du territoire conforme au déplacement économe en énergie,
• Absence de législation concernant les performances environnementales des véhicules,
• Absence de transports en communs performants (trains, bateaux…),
• Mix énergétique peu diversifié et très faible utilisation de l’hydraulique,
Opportunités
• Arrivée à maturité des technologies de valorisation de l’énergie solaire,
• Possibilité de lever des fonds grâce aux mécanismes de développement propres prévus par KYOTO, aux mécanismes de mises en œuvre communs du plan climat de l’UE et aux fonds de compensation d’émissions de CO2,
• Possibilité de lever des fonds grâce aux bourses carbones,
• Possibilité de profiter des transfères de technologies prévus par KYOTO,
Menaces
• Raréfaction des ressources fossiles,
• Désertification,
• Hausse exponentielle des prix des énergies fossiles,
• Contexte économique mondial morose,
• Contexte politique mondiale conflictuel,
Les propositions à approfondir :
Proposition 1 : Dynamisation de la filière de transport en calèche dans les villes moyennes du Sénégal.
Si ce n’est pas une action du gouvernement, cela peut être l’action d’une ONG de la diaspora sous la forme d’un fond de crédit et un appel au fond de compensation Carbonne.
Proposition 2 : Introduction du Vélo à Dakar, avec comme cible principale les étudiants et élèves.
Proposition 3 : Création d’une fondation concernant l’énergie dans le bâtiment et d’un observatoire des consommations d’énergies dans l’habitat.
Les objectifs de ces propositions sont :
• L’Allégement de la facture énergétique,
• La protection de l’environnement,
• L’émergence de nouvelles filières économiques créatrices d’emplois.
jeudi 11 septembre 2008
Pour une partiicipation plus active de la Diaspora au développement du Sénégal
N'est-il pas temps pour la diaspora Sénégalaise de prendre des initiatives chocs pour participer plus activement au développement du Sénégal ?
En effet la seule forme de participation significative, et connue de nos jours reste les mandats envoyés à chaque fin de mois aux membres de la famille restés au pays. Autrement dit l'assistance alimentaire. Une assistance ponctuelle répétée qui n'atteint que les familles qui ont la chance d'avoir un de leurs membres qui réside et travaille en Europe ou au États-Unis. Et cette participation ressemble plus à une perfusion permanente et sans fin qu'à une réelle participation active au développement du pays.
La question suivante :
La diaspora peut- elle participer autrement au développement du Sénégal, de manière à toucher une population plus élargie, et en même temps contribuer à dynamiser le secteur de l'économie sénégalaise en général, mettre en place des projets de développement qui s'inscrivent dans la durée, et ainsi lutter efficacement contre la pauvreté qui ne fait que s'accentuer dans nos pays d'origine. Mais la question est aujourd'hui sans réponse.
Et pourtant le potentiel économique et l'expertise dans tous les domaines dont dispose la Diaspora Sénégalaise sont loin d'être négligeables.
Des réflexions doivent être menées pour mettre en relief toutes les voies et possibilités qui peuvent s'ouvrir à la diaspora pour une participation plus active et dynamique au développement du Sénégal. Comment mener des projets d'envergure qui de manières bénéfiques atteignent durablement les populations du pays et les aident à sortir de l'éffroyable pauvreté qui les ronge depuis un quart de siècle. Sûre que des appuis ne manqueront pas, notamment des aides pour mener des projets durables qui luttent contre la pauvreté dans les pays ACP financées par la communauté Européenne, les aides américaines, sans oublier les participations de membres de la Diaspora.
Des voies comme les micro-crédits, la constitution de centrales de vente pour les produits Africains en Europe, des structures pour le transfert d'argent des Africains (souvent gérée par des non Africains), la mise en place de projets pour diminuer la périlleuse aventure de l'immigration clandestine, en dévellopant des fermes d'aquaculture dans les lieux de départ des pirogues vers l'utopique eldorado. Bref des pistes il y'en a.Mais la Diaspora doit assumer sa part de responsabilité et se remuer pour trouver des idées et les mettre en pratique pour un engagement dans la lutte contre la pauvreté en Afrique.
- Je propose de réflechir à la mise en place d'une structure pour améliorer les retraites des travailleurs Africains en Europe et aux états-Unis. En créant une caisse spécifique pour les immigrés Africains (en collaboration avec une banque ou avec des assurances ayant pignon sur rue) afin de faire bénéficier aux travailleurs Africains en Europe une retraite améliorée (complémentaire), ayant au préalable cotisés dans cette caises pendant leurs années de travail dans les pays de résidence
- Je propose que dans une des commissions inscrites dans le cadre des assises nationales soit intégrée une cellule de réflexion qui ménera à la création d'une structure capable de mettre à étude la mise en place de projets d'envergure de développement avec un apport de ressources et de capitaux émanant de la diaspora Sénégalaise. Pourquoi pas une socièté pour des projets de développement à capitaux majoritaire de Sénégalais de la Diaspora ?
Certains que d'autres types d'initiatives louables sont dans les têtes Et il est peut être souhaitable de les proposer pour pousser la réflexion afin de trouver des voies pour leur concrétisation. Et je suis sûre qu'ont peut y parvenir car les assises en sont une démonstration. Cette soif de faire bouger enfin le Sénégal.
N'oublions pas que les assises sont une opportunité qu'il faut saisir pour trouver aussi des solutions qui percutent et agissent. Et elles montrent que les Sénégalais de la Diaspora sont prêts pour participer activement au développement du Sénégal.
Cheikh Thiaw
Coordinateur commission 3
Ibrahima paysan Sénégalais:Un film pour esquisser des solutions à un état d'urgence singulier
Alors que les Emeutes de la Faim parcourent la planète et l’Afrique plus particulièrement, ce paysan sénégalais que l’équipe de Madmundo suit depuis 2005, interpelle les politiques internationales. Sous couvert de dialogue Nord-Sud, l’ouverture unilatérale des marchés a, selon lui, conduit à la situation actuelle de crise alimentaire.(cliquer sur l'image pour la vidéo)
ENVIRONNEMENT : La Politique de l’environnement : analyse d’une gestion
Par Paul N'diaye Codesria (Le CODESRIA est né en 1973 de la volonté des chercheurs africains en sciences sociales de développer des capacités et des outils scientifiques susceptibles de promouvoir la cohésion, le bien-être et le progrès des sociétés africaines. Ceci passait évidemment par l'émergence d'une communauté panafricaine de chercheurs actifs, la protection de leur liberté intellectuelle et de leur autonomie dans l'accomplissement de leur mission et l'élimination des barrières linguistiques, disciplinaires, régionales, de genre et entre les générations (cliquer sur l'mage pour accéder au dossier .pdf)