mardi 4 novembre 2008
CONTRIBUTION
Néné Sow Camara
QUE FAIRE AVEC LES SACS PLASTIQUES ?
Cette question des sacs plastiques rejoint celle de la gestion des déchets.
Constats et nuisances : Voir les points développés par Cheikh THIAW(LIEN VERS CONTRIBUTION) ;
-Des tonnes de déchets plastiques qui sont brûlées ou éparpillées menacent l’homme, les animaux et l’agriculture
- Dans les campagnes 3O % du bétail meurent en avalant accidentellement du plastique
- Les sachets plastiques qui envahissent imperméabilisent les sols et empêchent l’eau des pluies de s’infiltrer et sont des niches à moustiques,
- etc………..
L’interdiction
Il me semble difficile de ne pas adhérer à l’interdiction à terme des sacs plastiques. Cependant, en amont, il y a un long travail de sensibilisation des populations sur les constats et les nuisances surtout les conséquences sur la santé.
Cette sensibilisation doit comporter plusieurs étapes :
- arrêter la production exige l’implication des industriels. Les responsabiliser financièrement et leur faire prendre la charge. Ceux-ci pourraient envisager d’autres moyens ou la pratique de l’éco-conception ceci dans le cadre de la R.E.P (Responsabilité Elargie du Producteur)
- une campagne de sensibilisation du Public par radio, T.V et autres formes d’animations locales sur les risques et les danger des déchets plastiques et leur présenter le concept du recyclage et ses avantages.
- Spot publicitaire en direction de tous et surtout des producteurs et des intermédiaires
Les taxations comme moyens dissuasifs
La taxation sur les sacs en amont au niveau du producteur, tarification ou recommandation incitative au niveau des consommateurs : Exemple amener son contenant ou acheter un contenant à bas prix à condition de le présenter au prochain achat. A elles seules ces taxations ne suffisent pas à enrayer la situation
Des solutions et des initiatives communautaires et des projets pouvant créer des emplois. L’exemple du BURKINA FASO depuis 2OO3 a permis à des femmes d’avoir des revenus mensuels avoisinant 50 Euros soit environ 32.000 Fcfa
Des déchet constitués de sacs plastiques, de polypropylène (plastiques durs, anciens seaux, bouilloires , bassines) sont collectés auprès des populations à 50 Fcfa. Cette collecte confiée à des femmes qui doivent fournir 15O à 17O kg par mois.
Un centre de point de stockage, de valorisation et de traitement a été construit.
IL PARAIT QU’UN CENTRE SIMILAIRE A ETE MIS EN PLACE AU SENEGAL en 2OO4
Après traitement sous forme de granulés par les industriels de plastique au Niger, ces déchets recyclés serviront à la fabrication de moustiquaires et d’autres objets comme des planches, des armoires et des meubles non polluants.
Ce projet au Burkina Faso soutenu par l’Association Internationale des Volontaires Laïcs (AIVL) a été tellement convaincant qu’en 2OO3, le Marché du développement a récompensé M. MICCONI d’un prix de 148.4OO dollars qui lui a permis de démarrer les travaux immédiatement.
Les marchés et les alentours
Ces lieux constituent les premiers endroits de test et de sensibilisation. Sa gestion incombe aux MUNICIPALITES. Il devient urgent que celles-ci assument leurs responsabilités ou en délèguent la gestion à des associations ou entreprises. Celles-ci auront une mission spécifique avec un cahier de charges.
Les résultats obtenus au Burkina Faso. En réunissant les secteurs public et privé dans une initiative commune, il y a eu une amélioration du service à la population en même temps un développement des emplois. Grâce à un programme de coopération décentralisée en Afrique de l’Ouest , le gouvernement Italien a aussi décidé d’offrir une assistance technique et financière supplémentaire.
Aujourd’hui suite à cette expérience, l’état de l’environnement s’est notablement amélioré, la ville et ses environs sont plus propres disent les promoteurs du projet.
En outre, une grande partie de la population locale dispose maintenant de revenus, soit en collectant des déchets plastiques soit en travaillant comme employés à plein temps au centre de recyclage. Nombre d’entre eux figuraient autrefois parmi les plus pauvres des banlieues de Ouagadougou.
En fait, l’Association locale des femmes gère à présent le centre de manière indépendante et a généré environ 35.OOO dollars de revenus pour l’année 2OO6 ; les deux tiers destinés aux salaires et le reste couvrant les coût de maintenance et d’amortissement.
EN CONCLUSION
Un projet sur l’interdiction, la réduction et le recyclage des SACS PLASTIQUES, un projet d’une telle envergure nécessite certes
- des moyens financiers
- des étapes
- mais surtout l’implication des publics consommateurs et producteurs,
- aussi l’APPROCHE CONSCIENTISANTE par l’intérêt collectif et individuel (aspect financier, bien-être sanitaire et cadre de vie)
Cette question très liée à celle de la gestion des déchets mérite qu’on s’attarde aux DECHARGES PUBLIQUES. Elles constituent une menace pour les enfants et l’environnement.
Le cas de la décharge de DANDORA à Nairobi : lieur où des centaines de personnes dont la plupart des enfants y cherchent des choses à revendre voire de la nourriture. On y trouve du plastique aux produits toxiques tels les produits chimiques et les déchets des hôpitaux.
Les décharges engendrent une pollution dramatique en métaux lourds .
Sachez que selon l’OMS, un quart des maladies dans le monde sont liées aux risques de l’environnement
La gestion des déchets et des décharges doit être une des grandes priorités pour LES ASSISES NATIONALES DU SENEGAL.
NOTRE INDIFFERENCE PEUT NOUS ETRE FATALE.
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