Contribution
N'est-il pas temps pour la diaspora Sénégalaise de prendre des initiatives chocs pour participer plus activement au développement du Sénégal ?
En effet la seule forme de participation significative, et connue de nos jours reste les mandats envoyés à chaque fin de mois aux membres de la famille restés au pays. Autrement dit l'assistance alimentaire. Une assistance ponctuelle répétée qui n'atteint que les familles qui ont la chance d'avoir un de leurs membres qui réside et travaille en Europe ou au États-Unis. Et cette participation ressemble plus à une perfusion permanente et sans fin qu'à une réelle participation active au développement du pays.
La question suivante :
La diaspora peut- elle participer autrement au développement du Sénégal, de manière à toucher une population plus élargie, et en même temps contribuer à dynamiser le secteur de l'économie sénégalaise en général, mettre en place des projets de développement qui s'inscrivent dans la durée, et ainsi lutter efficacement contre la pauvreté qui ne fait que s'accentuer dans nos pays d'origine. Mais la question est aujourd'hui sans réponse.
Et pourtant le potentiel économique et l'expertise dans tous les domaines dont dispose la Diaspora Sénégalaise sont loin d'être négligeables.
Des réflexions doivent être menées pour mettre en relief toutes les voies et possibilités qui peuvent s'ouvrir à la diaspora pour une participation plus active et dynamique au développement du Sénégal. Comment mener des projets d'envergure qui de manières bénéfiques atteignent durablement les populations du pays et les aident à sortir de l'éffroyable pauvreté qui les ronge depuis un quart de siècle. Sûre que des appuis ne manqueront pas, notamment des aides pour mener des projets durables qui luttent contre la pauvreté dans les pays ACP financées par la communauté Européenne, les aides américaines, sans oublier les participations de membres de la Diaspora.
Des voies comme les micro-crédits, la constitution de centrales de vente pour les produits Africains en Europe, des structures pour le transfert d'argent des Africains (souvent gérée par des non Africains), la mise en place de projets pour diminuer la périlleuse aventure de l'immigration clandestine, en dévellopant des fermes d'aquaculture dans les lieux de départ des pirogues vers l'utopique eldorado. Bref des pistes il y'en a.Mais la Diaspora doit assumer sa part de responsabilité et se remuer pour trouver des idées et les mettre en pratique pour un engagement dans la lutte contre la pauvreté en Afrique.
- Je propose de réflechir à la mise en place d'une structure pour améliorer les retraites des travailleurs Africains en Europe et aux états-Unis. En créant une caisse spécifique pour les immigrés Africains (en collaboration avec une banque ou avec des assurances ayant pignon sur rue) afin de faire bénéficier aux travailleurs Africains en Europe une retraite améliorée (complémentaire), ayant au préalable cotisés dans cette caises pendant leurs années de travail dans les pays de résidence
- Je propose que dans une des commissions inscrites dans le cadre des assises nationales soit intégrée une cellule de réflexion qui ménera à la création d'une structure capable de mettre à étude la mise en place de projets d'envergure de développement avec un apport de ressources et de capitaux émanant de la diaspora Sénégalaise. Pourquoi pas une socièté pour des projets de développement à capitaux majoritaire de Sénégalais de la Diaspora ?
Certains que d'autres types d'initiatives louables sont dans les têtes Et il est peut être souhaitable de les proposer pour pousser la réflexion afin de trouver des voies pour leur concrétisation. Et je suis sûre qu'ont peut y parvenir car les assises en sont une démonstration. Cette soif de faire bouger enfin le Sénégal.
N'oublions pas que les assises sont une opportunité qu'il faut saisir pour trouver aussi des solutions qui percutent et agissent. Et elles montrent que les Sénégalais de la Diaspora sont prêts pour participer activement au développement du Sénégal.
Cheikh Thiaw
Coordinateur commission 3
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1 commentaire:
Je suis dans votre sens mais le frein au sénégal c'est le manque de justice. Oui, l'absence totale de la justice, tous nos magistrats et nos juges sont des corrompus. La loi n'est jamais d'autorité. Il n'y apas une séparation effective de la justice et la religion. Actuellement, l'Etat de Wade et compagnie doivent de l'argent à des sociétés qui vont devoir attendre sans lendemain. Des chefs d'entreprises en prisons sans jugement, Bara Tall. Ainsi les immigrés n'ont pas le courage d'investir dans un trou à vide.
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